Alamänder, Tome 2 : Le Mehnzotain.

Auteur : Alexis Flamand
Editeur : L'Homme Sans Nom
Parution : Mai 2011
Pages : 324

RESUME :

Dites toujours adieu aux orcs, aux elfes et aux dragons (non, ils ne viennent pas pour le deuxième volume) !

Toujours vivant ?
Vous n'êtes pourtant pas au bout de vos peines. La révolte gronde dans la capitale, la menace d'ennemis terrifiants surgis du passé se fait plus précise.
Après avoir triomphé de l'énigme de Pallas, Jonas n'aura pas trop de la venue de Rachelle, mercenaire aussi capricieuse que redoutable, pour mettre fin aux agissements de son terrible adversaire. De son côté, Ninfell voit son maître disparaître. Livré à lui-même, il va bientôt devoir affronter la plus cruelle épreuve de son existence. Souhaitons qu'il en ressorte grandi pour la gloire de l'école. Le deuxième tome d'Alamänder monte en puissance et en tension. Des forces invisibles se rassemblent et pointent leur regard vers Kung-Bohr. Vance et Edrick auront-ils le temps de pique-niquer sur le chemin qui les mène à Vilo ? Ernst, le tyranimpitoyable, est-il vraiment décidé à se raser la barbe ? Deux questions inintéressantes qui ne trouveront pas leur réponse dans ce deuxième tome du Cycle d'Alamänder.

Comme le premier ouvrage, celui-ci peut être à l'origine de désordres neurologiques irréversibles. Il est encore temps de reculer.

CHRONIQUE :
(07 Mai 2015)

J'étais vraiment heureuse de me replonger dans le talent dément d'Alexis Flamand. Je suis toujours stupéfaite de son écriture si talentueuse et de son esprit si tordu :D. A tel point que j'ai quand même lu trois fois ... le résumé du tome 1... Si si... C'est vrai... En même temps il est juste à mourir de rire, comme le reste du livre d'ailleurs ! Du coup j'ai dû me forcer à ne pas lire chaque paragraphe en double...

Comme pour le tome 1, le roman alterne les chapitres s'intéressant à Lan Maek et son disciple Ninfell, événements qui se passent longtemps avant l'autre versant de l'histoire, j'entends les aventures de Jon...

Ninfell aura à coeur d'être digne de Maek, et de devenir, lui aussi, un maître. Il explorera divers domaines et trouvera sa propre spécialité. Un vrai psychopathe en puissance, moi je vous le dis !

Bien, bien, bien, et encore bien, plus tard, Jon est toujours à Fresnel et va enquêter afin de retrouver le Sanglant. Mais la mission la plus difficile sera certainement de réussir ses investigations sans son balourd de Retzel sur le dos...

"_ Tu as toujours cette bestiole ? A notre dernière rencontre, tu comptais t'en débarrasser.
_ J'ai bien tenté une quinzaine d'exorcismes différents. A chaque fois, il se lance dans des râles théâtraux avant de s'interroger poliment sur les raisons de mon échec. Allons-y."

Encore une fois, Alexis Flamand m'a fait passer un super moment, grâce à ses idées dingues, son monde inédit, son humour décoiffant et son scénario bien ficelé.

D'ailleurs, en parlant de scénario, ce deuxième tome s'est beaucoup penché dessus. Retzel est un peu mis de côté (ne vous inquiétez pas, il a quand même trouvé plein de crasses à faire) afin de se concentrer sur une intrigue plus soutenue que dans le tome 1, et surtout, nous offrir un bon lot de révélations. J'avoue que je ne m'attendais pas du tout à ça (c'est que ça réfléchit dur dans sa petite tête de ch'ti à l'auteur), et plus le temps passe, plus le personnage du questeur me paraît riche et intéressant. Il a toujours un humour poussé mais fin, une conscience de ses limites, mais aussi de ses qualités. Même si je regrette ses cheveux longs (eh ouais, quelle horreur de l'avoir amputé de la meilleure partie de lui-même quand même !).
Pour revenir à nos skorjs de combat, ce deuxième opus nous offre une grosse dose d'action et de scènes de bataille, de poursuites, de trahisons et autres coups bas. Je me suis vraiment passionnée pour le déroulement des événements, tout en étant sans cesse morte de rire. Un super combo pour une lecture passionnante et divertissante.

"Dans cet endroit à l'opposé d'un établissement hospitalier, tout était mis en œuvre pour éliminer la vie.
De temps à autre, un détenu survivait malgré toutes les attentions qu'on lui portait. On le laissait alors partir, la mort dans l'âme. [XXX] était contre toute forme d'acharnement anti-thérapeutique."

En revanche, malgré ses 315 pages (écrites toutes petites quand même), le cycle d'Alamänder ne se dévore pas en une journée. Tout simplement parce que l'auteur a créé son univers de A à Z. Des paysages aux créatures en passant par la magie, presque tout est inédit, et sort de SON imagination. C'est vous dire... Il s'amuse à nous perturber en nous supprimant nos repères de temps et d'espace, nos points d'ancrage. Ainsi, il faut être en constante concentration pour ne pas se perdre, car une minute d'évasion, et l'on perd le fil de l'histoire. Autant vous dire que vos petites méninges (enfin MES petites à moi en tout cas) travaillent dures pour être à la hauteur de l'imagination d'Alexis et rendre un résultat optimal (même si je sais que je serai toujours loin du joyeux bordel présent dans sa tête à lui. Remarquez, c'est sûrement mieux pour ma santé mentale... Moi aussi je t'adore Alexis ;) ).

Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré cette lecture, et la fin promet un troisième tome étonnant et détonant. Il est dans ma PAL et me fait de l'œil et du charme... en mettant en plus en avant sa superbe couverture, signée Alexandre Dainche.

Si vous avez envie de changer des lectures habituelles, de vous plonger dans une série folle et drôle, ne tardez plus et commencez Alamänder. Si vous avez déjà craqué pour le tome 1, que vous comptez épouser Retzel, jetez vous sur le deux vous ne serez pas déçus malgré la présence plus timide de notre petit démon adoré.

"Edrick le dépassa sur la pointe des pieds et se mit à gravir les degrés de la même façon. A mi-chemin de l'escalier, il se demanda s'il pouvait se permettre de reprendre une position normale. Il décida que non. Entre le réveil de Retzel et les crampes, le choix était vite fait. Il reprit don son manège, grimaçant mais heureux de n'entendre dans son dos que des ronflements."

PS : mention spéciale pour la postface, toujours aussi délurée !

Lire un extrait :