Kara Gillian, T1 : La Marque du Démon et T2 : Le Sang du Démon

Auteur : Diana Rowland
Editeur : Editions Milady
Parution : T1 : 2012  et  T2 : 2012
Pages : T1 : 463 et  T2 : 478


RESUME :

  

  

  

  

  

  

 

 Flic et invocatrice de démons, Kara Gillian est chargée d'enquêter sur une série de meurtres abjects. Convaincue que le tueur a un rapport avec les arcanes, elle compte bien mettre à profit ses pouvoirs occultes pour l'arrêter. Pourtant, cet atout pourrait se retourner contre elle lorsqu'elle invoque sans le vouloir une créature d'une beauté surnaturelle dont le contrôle lui échappe. Kara n'a plus droit à l'erreur, d'autant plus qu'un agent du FBI soupçonneux surveille ses moindres faits et gestes.

CHRONIQUE :


(16 Septembre 2019)
 

Série d’urban fantasy assez ancienne que je ne découvre que maintenant, Kara Gillian est de fait extrêmement plaisante. Peut-être pas ma préférée du genre, mais très bien quand même.

Je vous parle ici des tomes 1 et 2 réunis, les ayant enchaînés. Ce que je peux noter tout de suite, c’est l’évolution entre les deux premiers tomes : l’humour est beaucoup plus présent sur ce second opus, et j’ai adoré car c’est un facteur très important pour moi en urban fantasy.

Sinon, dès le début, l’autrice nous offre un univers abouti avec certains détails dus à sa vie. En effet nous rencontrons ici Kara Gillian, flic et invocatrice de démons. Il n’y a pas vraiment de rapport entre les deux, mais son don d’autrevue, sa façon de voir les arcanes, lui permet parfois de se rendre compte de certains meurtres non commis par les humains. Et c’est par rapport à son métier de flic que la vie de l’autrice rentre en scène. Je me suis penchée dessus car je trouvais nombre de choses très détaillées, comme une autopsie dans le tome 2 par exemple. Je ne fus donc pas surprise d’apprendre que l’autrice avait été inspectrice et aussi assistante à la morgue. Ce qui explique tous ces détails qui apportent un réalisme et une réelle crédibilité à l’histoire.

Ensuite, l’univers des démons est extrêmement plaisant. Ici, ils ne sortent pas de l’enfer mais simplement d’une autre sphère d’existence, un autre monde en quelque sorte. Monde auquel certaines personnes douées de sensibilité, comme les invocateurs, ont accès puisqu’ils peuvent créer des portails et invoquer lesdits démons.

Cela n’est pas sans risque puisque vous imaginez bien que vivre votre vie tranquille chez vous pour être invoqué sans que votre avis ne soit demandé n’est pas forcément agréable.

J’ai aussi apprécié le fait que l’autrice ne fasse pas des démons des êtres manichéens, personnifications du mal. Non, les démons, comme les humains, peuvent être bons ou mauvais. Ils ont juste une façon de voir les choses, une morale, différente des humains. Par exemple, pour eux, l’honneur est crucial et ils tiennent toujours leurs engagements. A vous de trouver le bon deal pour ne pas les mettre en rogne, ou vous risqueriez en effet de finir en charpie.

Donc un univers original puisque le mythe des démons est intégralement revu et corrigé pour lui enlever toute dimension religieuse.

Les personnages sont très sympas et Kara sait attendrir son lecteur dès le début. Comme je vous le disais, mon reproche était le manque d’humour de notre héroïne, défaut corrigé au tome 2. Les autres personnages gravitant autour de Kara ont aussi leur intérêt et leur part de mystère. Qu’il s’agisse d’un seigneur démon ou d’un flic du FBI, l’autrice nous donne envie d’en apprendre un peu plus. Elle sait nous faire nous poser moult questions en disséminant du mystère un peu partout dans son récit, et nous donnant quelques réponses au fur et à mesure, comme des friandises. Pour nous attirer plus loin encore dans notre lecture... Ce qui s’est soldé à une nuit à 5h30 du matin pour moi... Allez je mettrai ça sur le compte de mes insomnies (elles ont bon dos pour le coup).

Autre point intéressant, le tome 1 n’est pas qu’introduction et nous offre une réelle intrigue avec une Kara sur la piste d’un tueur en série peu commun et particulièrement retors. Retournements de situation et chemins inattendus, Diana Rowland a su me captiver avec un côté thriller vraiment développé. Elle revient au tome deux avec un être dévorant les âmes des gens, et une fois encore, le côté thriller est travaillé. Ce qui n’est pas si fréquent en urban fantasy, qui a tendance a tout miser sur l’univers, l’humour et la vie quotidienne désastreuse de son héroïne, pour faire de l’enquête un prétexte au roman. Ce n’est pas le cas ici, même si je vous rassure, Kara a une vie personnelle pourrie sur bien des plans.

Mais du coup, le fait que, et l’univers, et les personnages, et l’intrigue, soient développés fait qu’on passe un excellent moment avec ces bons gros bébés de plus de 460 pages.

Une série que je vais poursuivre avec plaisir !