Katana, Tome 2 : Dragon Noir.

Auteur : Jean-Luc Bizien
Editeur : Le Pré aux Clercs
Parution : Octobre 2013
Pages : 364


RESUME :

Ichirô et les siens ont affronté de terribles épreuves. Ils décident de venger la mort de leurs parents en abattant le seigneur-dragon. Mais ce dernier connait sa puissance, et désire l'affrontement. Une seule arme peut vaincre le monstre : le katana du défunt Toshirô, dont la lame a été bénie des dieux. Où se trouve cette lame de légende? Existe-t-elle seulement ? Qui peut se montrer digne de la manier ? Les combattants devront s'unir pour relever l'ultime défi qui les plongera dans la plus terrible des batailles.


CHRONIQUE :

(15 Novembre 2016)

Me voici de retour dans l'univers Japon médiéval de Jean-Luc Bizien. Le tome 2 de Katana clôt cette trilogie Young Adult d'aventure avec une pointe de fantastique.

L'auteur nous laissait à la fin du tome 1, non pas sur un cliffhanger, mais sur une révélation que je qualifierais de génialissime. En effet, je ne m'attendais pas du tout à ce que nous apprenons en conclusion.

Ici, nous retrouvons nos héros au moment même où nous les avions laissés précédemment, juste après cette terrible découverte, donc.

Une fois encore Jean-Luc Bizien signe un roman de très grande qualité, qui plus est dans un univers que j'adore, pratiquant l'aïkido depuis un moment. Tout l'univers du Japon médiéval et de ses samouraïs m'est précieux et j'apprécie fortement les connaissances de l'auteur à ce sujet. Même les combats sont réalistes, dans les noms de techniques employées, que ce soit au sabre ou à mains nues. La vie quotidienne est elle aussi contée avec beaucoup de détails, de façon fort visuelle. Un petit moment de délice qui se dévore rapidement et me rappelle que je ne lis plus assez de romans sur le Japon.

Ce deuxième tome est du niveau du premier : il ne laisse pas de temps mort. Nos compagnons (admirablement représentés sur la couverture) poursuivent leur quête de justice, enrichie d'une quête de soi, de respect, de confiance... L'auteur profite du Bushido (le code d'honneur des samouraïs) pour passer quelques messages très nobles. J'ai notamment énormément apprécié l'évolution de Buta, certes, mais plus encore celle d'Onō, qui pour moi avait un travail plus difficile à faire sur lui-même : celui de l'humilité.

Toujours sur les routes et poursuivis, nos héros ne perdront pas de vue leur but mais se rendront compte de la difficulté que représente son accomplissement. Plus déterminés que jamais, ils se mettront en quête d'une arme capable d'occire le terrible seigneur dragon.

Nous retrouvons dans ce tome, comme dans le précédent, tous les codes du YA : les gentils sont gentils et les méchants sont méchants : pas de personnages en demi teinte ici. Cela ne gâche pour autant pas la lecture, car l'univers autour est foisonnant de détails et nous plonge totalement dans le Japon des samouraïs. À noter tout de même que nous sommes épargnés d'une romance et mieux encore d'un triangle amoureux !

Je ne m'étendrai pas sur les personnages, les ayant déjà dépeints dans la chronique du premier tome. Comme je vous le disais, ils correspondent tous plus ou moins à des stéréotypes, en tout cas pour qui connaît un peu la vie et les différentes castes de cette époque et de ce pays. Mais finalement, c'est peut-être aussi cela qui est passionnant : trouver des personnages comme nous aurions aimé en rencontrer, correspondant à l'image que nous souhaitons avoir.

Pour dire quelques mots sur la fin, j'ai trouvé que ce diptyque se terminait de fort belle manière, même si je ne m'y attendais pas, mais alors pas du tout. C'est triste et beau à la fois, mais ce qui est sûr, c'est que cette fin ne laisse pas indifférent.

Katana est une superbe duologie d'aventure, qui nous mène de façon passionnante et documentée dans le Japon des samouraïs et de l'honneur. Des personnages très intéressants à suivre, donnant une image type des différentes castes, sont là pour nous emmener sur les routes, dans une quête de justice émouvante. Une très jolie réussite qui m'aura fait passer un superbe moment.