la Maison des Morts.

Auteur : Sarah Pinborough
Editeur : Milady
Parution : Octobre 2016
Pages : 384


RESUME :

C’est une maison sur une île déserte où des jeunes attendent de savoir s’ils vont mourir. Arrachés à leur famille à la suite d’un diagnostic, ils vivent dans la crainte du moindre symptôme, car alors on les emmènera en pleine nuit au sanatorium d’où personne ne revient.
Au dortoir 4, Toby et ses copains trompent l’angoisse comme ils peuvent, repliés sur leurs souvenirs d’avant la condamnation à mort. Jusqu’au jour où l’arrivée d’une nouvelle patiente va tout changer et redonner brusquement à Toby une raison de profiter de chaque jour et même d’espérer.
Car on va tous mourir un jour ; ce qui compte, c’est comment on choisit de vivre.          

CHRONIQUE :

(15 Janvier 2017)


Quand ce livre a montré le bout de son nez sur le net, je suis tombée en pâmoison devant lui. Je n'ai pourtant pas lu la précédente trilogie de Sarah Pinborough (tout aussi belle), mais le titre et les premières lignes du résumé de "La maison des morts" m'ont donné envie de me le procurer.
 
Alors, vous le savez ou non, en fonction de si vous avez l'habitude de me suivre, j'ai tendance à lire le moins possible les synopsis afin de ne pas me spoiler. Je me suis donc contentée des premières lignes alléchantes de celui-ci... Eh bien pour le coup, j'aurais mieux fait de lire le reste...
 
Je ne vais pas tourner autour du pot, je n'ai absolument PAS accroché à cette lecture. Je me suis même forcée à aller au bout... alors certes l'objet livre est magnifique, mais le contenu est d'un ennui !!  Mon dieu quelle déception.
 
Bon si j'avais lu le synopsis en entier j'aurais certainement compris qu'on avait plus affaire ici à une romance qu'à une histoire sombre et mystérieuse... Mais malgré tout, je n'aurais pas pu m'empêcher de le lire, car ces jeunes qui disparaissent.. cela faisait un bon mystère et j'aurais tout de même espéré une superbe atmosphère et une intrigue fouillée...
 
Bref, qu'est ce que j'ai aimé dans ce livre, mise à part la couverture ? Eh bien, j'ai aimé la maison en elle-même. Je trouve que le bâtiment était bien trouvé, assez mystérieux et faisait un terrain parfait pour la lecture que j'aurais aimé avoir. Et sinon ?  Euh... laissez-moi réfléchir... Bon ok, prenons le problème à l'envers : qu'est-ce que je n'ai pas aimé ?
 
Eh bien tout d'abord l'intrigue. Après un début prometteur (sans rire, les 30 premières pages, je m'attendais à ce que ça décolle et que je lise une bombe), le livre n'a jamais, et j'insiste sur le jamais, décollé !!
 
"- Ils disent que ça fait saigner les yeux. Qu'ils sortent presque de leurs orbites et qu'après du sang en coule.
- Qui dit ça ?
- Des gens. Je l'ai entendu.
- T'inventes.
- Non pas du tout, proteste Will. Pourquoi j'inventerais un truc pareil ? Je te dis que je l'ai entendu quelque part. D'abord on devient fou, puis les yeux se mettent à saigner. Je crois même que toute la peau saigne.
- C'est vraiment n'importe quoi !
                                                               [p11]"

 
Ah, ne vous attendez pas à une part de mystère dans cette histoire, malgré cette couverture et ce titre intrigant. Non non, ici vous passez plus de 300 pages à suivre le quotidien morne et fade de gamins qui ont entre 10 et 17 ans.
 
Alors oui, certaines nuits, ils disparaissent, et j'avoue que j'aurais aimé savoir pourquoi. Mais même de ce côté-là, j'ai rongé mon frein puisque les disparitions ne sont qu'un prétexte pour que les deux jeunes concernés par la romance puissent dire : aimons-nous vite et fort avant qu'il ne soit trop tard. Chiant à souhait. Pardonnez ma grossièreté, mais j'en veux à ce livre de m'avoir promis tant et apporté si peu...
 
Bon parlons des personnages maintenant, car parfois ils suffisent à porter un livre à eux-seuls, au moins en partie. Eh bien je dois avouer qu'ils ne m'ont absolument pas intéressée.
 
Toby, le personnage principal masculin, est vraiment un sale gosse, et j'ai eu envie de le baffer pendant quasi tout le roman. Il avait l'art de me mettre les nerfs en pelote. Et puis un beau jour, va arriver Clara, et là, après quelques pages où Toby est déterminé à la détester, paf pouf bim, un amour de folie s'installe entre les deux... à une vitesse folle, sans évolution plausible. Bref, la romance a été aussi fade et inintéressante que le reste. Surtout qu'à partir de ce moment, il a fallu supporter les niaiseries du couple... pff.
 
Les autres personnages sont caricaturaux à souhait et franchement pas plus attendrissants que ça. Alors que j'aurais voulu frémir et stresser pour eux à chaque nuit qui arrivait, de peur que l'un d'entre eux disparaisse.
 
Concernant les disparitions, l'auteur nous laisse sur notre faim: elle effleure un univers qui aurait pu être riche. Ces gosses sont prétendument malades et appelés Déficients, on s'aperçoit que les infirmières de la "Maison" les droguent pour avoir la paix, certaines nuits, un d'entre eux disparaît définitivement, etc... Mais au final on n'apprend rien. Rien du tout. Dans quel univers se trouve-t-on ? Je sais pas. Pourquoi ces disparitions ? Bonne question. Qu'est-ce qui nous a amené à une telle situation ? Aucune idée... passionnant quoi.
 
Quant à la fin... Eh bien parlons-en de la fin !! Enfin non pas de trop, car je vous spoilerais, ce qui ne serait franchement pas cool. Je me contenterai donc de vous dire que l'histoire se finit sur un dénouement que j'ai détesté et dont je n'ai pas compris le but, surtout dans un livre YA, qui sera donc lu au moins en partie par des ados (plus ou moins influençables et matures).
 
Bref, vous l'aurez compris, ce livre est beau pour trôner dans une bibliothèque mais cela s'arrête là... Un livre qui ne tient pas ses promesses. Honnêtement je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir. Tant pis.
 
Une énorme déception.