Le cycle d'Alamänder, Tome 3 : Le Xéol.

Auteur : Alexis Flamand
Editeur : Editions De l'Homme Sans Nom
Parution : Octobre 2012
Pages : 352


RESUME :


Vous pensez tout savoir de la Fantasy ? Quelle erreur ! Partez donc pour Alamänder !

Encore vous ?
Décidément, vous cherchez les ennuis.

À bord du Locust, énorme vaisseau filant à travers le champ carnivore, Jon et ses compagnons sont engagés dans une course poursuite contre Vilo, le savant en bocaux. Sur leur route, les obstacles s’accumulent et risquent de changer à jamais la face d’Alamänder. En première ligne, les sinistres Xéols choisissent après toutes ces années de révéler leur vraie nature. Yamataëh, rival titanesque d’Anquidiath, décide lui aussi d’entrer dans la danse. Enfin, les Mehnzotains spéculent sur la fragilité du royaume et lancent leur puissance thaumaturgique à l’assaut de la capitale.

Le tome 3 d’Alamänder voit l’horizon s’assombrir. Les enjeux se précisent, les héros malmenés par les forces en présence tentent de tirer leur épingle du jeu dans un univers original mêlant intrigues, action et créatures étranges, sans oublier une bonne dose d’humour.

Comme les précédents, le présent ouvrage peut être la cause de perturbations physiques et mentales. Ne venez pas vous plaindre ensuite.     


CHRONIQUE :

(25 juin 2016)


J'avais besoin d'une lecture pour me détendre, une lecture qui me redonne le sourire, le moral. C'est donc tout naturellement que j'ai décidé de me replonger dans le cerveau détraqué et génialissime d'Alexis Flamand en lisant le troisième tome du cycle d'Alamänder.


Alamänder, c'est un univers de fantasy sorti intégralement de l'imagination de son auteur. Pays, créatures et magie sont totalement inédits et honnêtement, ça fait du bien. Ajoutez à cela un humour omniprésent, notamment grâce à mon Retzel adoré, et vous comprendrez pourquoi j'ai décidé de le sortir pour me faire du bien au moral. 

C'est le troisième tome, et à chaque fois, ça marche. L'auteur sait renouveler son intrigue et j'adore le fait que, dans le tome 2, les deux intrigues principales se soient rejointes. Du coup, les explications continuent ici et je me suis réellement régalée, une fois encore. 

Dans ce tome, Retzel refait une apparition en force et autant vous dire que j'ai adoré, d'autant que le démon joue un rôle important, avec tout le manque de classe et la verve déplacée dont il est capable. 

"Ernst jeta un œil et découvrit Retzel à ses côtés. Le démon, attifé d'un élégant noeud papillon, attendait la délégation avec solennité.
- Désolé d'être en retard, chuchota le servant quand il vit qu'on lui prêtait attention. Je faisais mes courses sur le champ de bataille. C'est pratique ces grandes surfaces, on choisit les morceaux qu'on veut et la viande est déjà coupée."
 

Les personnages me plaisent toujours autant. Ils sont hauts en couleurs, notamment Ernst qui me convainc de plus en plus, et Jon, le Questeur, dont je suis fan depuis le début. 

J'aime aussi le fait que l'auteur mette en avant des personnages différents en fonction des tomes. Nous avons un groupe de personnages, mais, Jon mis à part, ce ne sont pas toujours les mêmes qui ont la vedette. Ici par exemple, nous passons beaucoup de temps en compagnie de Fédéhul, le général, ou l'ingénieur Tarba... 

De plus, il y a eu quelques surprises et retournements de situations auxquels je ne m'attendais pas. En même temps, il faut avouer qu'il est difficile de deviner où les connexions neuronales quelque peu perturbées de l'auteur vont nous mener... 


"La jeune femme n'eut que le temps de se jeter à terre. La cloche déforma l'air autour d'elle, puis explosa en ondes concentriques qui balayèrent les environs. Les esprits des soldats touchés par la vague furent chassés de leur corps et télescopèrent ceux postés plus loin. Deux, parfois trois âmes se retrouvèrent à cohabiter dans une même enveloppe. Les victimes se mirent à errer, en pleine conversation affolée avec eux-mêmes.
Fédéhul se releva et jura. L'onde psychochaotique était l'une des armes les plus effroyables de leurs ennemis. Non contente de plonger les victimes dans la confusion, elle ruinait le royaume en frais de psychiatrie."
 

Je ne m'étalerai pas sur cette chronique, puisqu'il s'agit d'un troisième tome, mais cette série me plaît toujours autant. Alors certes, elle demande toujours beaucoup de concentration puisque l'auteur casse tous les codes et que vous partez d'une page blanche dans votre tête sur laquelle vous dessinez un croquis mental du monde d'Alamänder. Mais très honnêtement, le Cycle d'Alamänder se savoure et permet de sortir des sentiers battus, avec une histoire à l'intrigue travaillée, à l'univers déjanté et à l'humour piquant. 

En résumé, ce troisième tome est dans la lignée des deux autres : une petite perle de fantasy drôle, originale et dynamique. Lisez Alamänder, vous ne vous ennuierez pas ! 

"Plusieurs milliers de Mehnzotains libres et éclairés viennent de franchir nos frontières au niveau de Malaspen. Comme ils portaient des armes et non des paniers d'osier, nous en avons conclu qu'ils ne venaient pas pique-niquer."