Octavie d'Urville, tome 2 : Le Syndrôme de la Malemort.

Auteur : Esther Brassac
Editeur : Editions du Chat Noir
Parution : Avril 2018
Pages : 364


RESUME :

  

  

  

  

  

  

 

« Parfois, croiser les doigts, c’est utile. Du moins, c’est ce qu’on dit et Octavie applique cette thérapie avec détermination. Seulement, voilà, les ennuis continuent de s’enchaîner. Et pas un ou deux, non ! Des bataillons entiers qui s’approchent en rangs serrés. Oui, parce que sinon, ça serait trop facile. Les Supranaturels londoniens meurent comme des mouches, victimes d’un étrange syndrome. Et comme si ça ne suffisait pas, Arthur de Strangewell, l’archivampire ressuscité par Swann, adopte un comportement aberrant. Difficile à vivre quand on sait qu’il représente le principal espoir contre la menace des extrémistes humains.

Heureusement, tout n’est pas négatif. Octavie s’apprête à fêter son anniversaire. Même avec des mois de retard, c’est une bonne occasion d’oublier le désastre de sa vie. Reste un dernier point noir : James, le charmant et mystérieux rouquin dont elle est amoureuse, va-t-il répondre à son invitation ? »  

CHRONIQUE :


(16 Septembre 2019)
 
Connaissez-vous déjà cette pétillante fé fantôme un brin maladroite qu’est Octavie ? Si non et si vous appréciez l’urban fantasy, le décalé et l’humour, foncez !

J’étais ravie de retrouver ma petite fé dans ses nouveaux déboires. J’ai lu le premier tome il y a un moment et ne me souvenais plus de tous les détails, en revanche, les personnages étaient restés totalement ancrés dans ma tête ! Ce petit défaut de mémoire n’a absolument pas entaché ma lecture de ce second tome, ce qui pourra rassurer les lecteurs poissons rouges comme moi...

Octavie est une fé fantôme certes, mais elle est bien vivante aucun doute là-dessus !  Son naturel pétillant et enjoué est parfois mis à mal quand son petit coeur est malmené, mais la jeune femme est la définition même du mot vivant. Elle a juste la particularité de se fantomiser, disparaître, comme tous les membres de son espèce. Enfin, à part qu’Octavie est un peu détraquée puisqu’elle ne peut se fantomiser qu’à partir de 22h43, il me semble.

Mais voilà c’est ce qui fait le charme de notre héroïne : elle est un peu décalée pour tout et a l’art et la manière de se fourrer dans les ennuis. Il faut dire que sa curiosité insatiable lui fait prendre beaucoup de risques avec une innocence qui colle à merveille au personnage. Ce petit côté enfant qui fait une faute et sait qu’elle va se faire taper sur les doigts est dosé à la perfection par une autrice qui distille un humour fin et plaisant tout au long de son histoire.

Comme je l’ai déjà mentionné pour le tome 1, Esther Brassac n’en oublie pas moins son scénario, qui, même s’il est empreint d’une certaine loufoquerie, n’en demeure pas moins travaillé.

Ce deuxième tome est toujours empreint de dynamisme et je l’ai dévoré avec beaucoup de plaisir. Entre une nouvelle enquête à laquelle notre fé impose sa présence et ses déboires amoureux tout aussi drôles, Octavie ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer.

Je salue l’imagination de l’autrice qui nous emmène dans une urban fantasy mélangée à de la chick lit totalement originale. Notamment grâce à des personnages hors normes aux caractéristiques parfois stupéfiantes mais jamais rencontrées. Comme le vieillissement mensuel et temporaire des fés fantômes, les émotions qui s’affichent d’une étrange manière sur le visage du vampire Swann, le fantôme italien qui vit dans la cave du magasin... l’univers regorge de détails plus amusants les uns que les autres, mais des détails qui ne sont pas inutiles et servent tous le récit.

Nous voilà donc avec un roman qui émet une atmosphère à la fois drôle, enjouée et délicate, le tout doublé d’une intrigue loufoque mais travaillée mettant en scène des personnages tout simplement incroyables. Quel travail pour ce roman ! La suite est déjà commandée...