The book of Ivy, Tome 2 : The revolution of Ivy.

Auteur : Amy Engel
Editeur : Lumen

Parution : Novembre 2015
Pages : 325


RESUME :


J’ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L’homme que j’aime.

Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif aient raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.

Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.
              

CHRONIQUE :

(25 juillet 2016)


Je me suis plongée dans ce tome deux une dizaine de mois après la lecture du un. Malgré cela, l'histoire était assez fraîche dans ma tête et je n'ai pas été du tout perdue. Merci à l'écriture très visuelle de l'auteur, qui m'a permis de garder des images bien nettes en tête.

Je dois noter que dans l'ensemble, j'ai préféré ce deuxième opus au premier, et même si je suis encore loin du coup de coeur, ce fut vraiment une très bonne lecture, prenante.

On retrouve Ivy là où nous l'avons laissée à la fin du premier tome. En dehors des murs de Westfall. Sa priorité sera alors de survivre, et elle devra pour cela mettre ses sentiments de côté. Son ancienne vie étant révolue, la présente étant dangereuse, Ivy ne peut se permettre le luxe du désespoir et de la mélancolie.

"Je relève la tête et m'essuie les yeux. Fille. Épouse. Tueuse. Traîtresse. Ce sont toutes d'anciennes versions de moi. À partir de maintenant, je deviens une survivante."

Et c'est tant mieux car cela évite de partir dans des déboires psychologiques qui auraient été très certainement ennuyeux à mourir. Au contraire, ici, Ivy me paraît d'autant plus intéressante et j'ai adoré suivre son évolution. Le chemin parcouru entre le début du tome 1 et la fin du 2 est immense, et je le trouve très bien géré par l'auteur.

D'ailleurs, nous passons une centaine de pages sans Bishop, ce qui pour moi a été bénéfique au récit. D'autant qu'Ivy rencontre des personnages fort intéressants et sympathiques, enrichissant considérablement l'histoire.

Bon évidemment, comme l'on s'en doute avant même de se lancer dans la lecture, Monsieur Parfait refait son apparition puisque, évidemment, Monsieur Parfait étant parfait, il est parti à la recherche de sa dulcinée. Somme toute, j'ai pas grand chose à reprocher à Bishop, c'est vrai que c'est un garçon vraiment charmant et compréhensif, mais je trouve ce personnage trop beau pour être crédible... Bref il m'énervait.

"Les autres ont-ils autant de chance ? Trouvent-ils quelqu'un qui les comprend vraiment ? Quelqu'un qui accepte leur façon étrange et abracadabrante de voir et d'aborder le monde sans constamment s'efforcer de les changer ? Il me laisse être Ivy, alors que tant d'autres auraient essayé de me transformer en une personne différente, et c'est là le cadeau le plus précieux que Bishop m'offrira jamais."

Quant à Ivy, son comportement lors de ses retrouvailles avec son mari est plus que déplorable. L'auteur lui fait prendre des décisions incompréhensibles, et, très clairement, j'aurais bien tarté la fille Westfall trois ou quatre fois. Mais bon, l'auteur ne pouvait pas se permettre de faire des retrouvailles trop simples ou trop rapides, je sais... mais quand même.

Heureusement, malgré la reformation du duo Ivy / Bishop, ce tome 2 s'égare moins dans les considérations romantiques et les paragraphes entiers de je t'aime et offre plus d'action et de divertissement. J'ai même eu mon lot de surprises, notamment sur la fin, où l'auteur prend une direction à laquelle je ne m'attendais pas forcément venant d'elle, mais que j'ai adorée. Donc voilà, je peux le dire : j'ai totalement adhéré à la conclusion de ce dyptique, que j'ai trouvée très juste et assez fermée pour être agréable.

Quant à l'univers, on gagne ici à être hors de l'enceinte de Westfall : ce tome est plus dirigé sur la survie en milieu hostile (rappelons que nous sommes dans un futur détruit, post-apo) et cela donne de la richesse au roman. Bon, attention, il ne s'agit pas du meilleur livre du genre, loin s'en faut puisque l'univers et le scénario sont assez banaux, mais c'était tout de même assez addictif.

Autre point non négligeable : l'arrivée de Caleb et Ash, qui sauveront Ivy et deviendront sa nouvelle famille. Ces deux-là forment un duo hyper attachant, avec des personnalités fortes et drôles. On devine sous le bourru Caleb un coeur très tendre, quant à Ash, elle ne cherche pas un quart de seconde à cacher son empathie. Elle reste pourtant une jeune femme déterminée, prête à prendre des décisions difficiles si besoin. Mais elle reste drôle et naturelle, attachante à souhait.

En revanche j'avais un peu tendance à oublier que les personnages sont si jeunes (16 ans pour Ivy, je crois 18 pour Bishop ? 18 pour Ash et 22 pour Caleb). On leur donne facile 5 voire 10 ans de plus, dus à la maturité des personnages. Un peu troublant.

La plume d'Amy Engel est toujours aussi belle et poétique, même si j'apprécie qu'elle parte moins dans les grands et beaux discours et nous offre plus d'action et de descriptions de l'environnement. Je me sentais vraiment plongée au cœur du campement d'Ivy, avec la rivière et la forêt...

"Je n'ai pas osé retirer mes chaussures : je préfère ne pas voir l'état catastrophique de mes pieds. Malgré tout, je sais que je ne serai pas capable de marcher beaucoup plus longtemps. Allez, quelques kilomètres de plus ! J'en fais un défi.  Marche cent pas et si tu es encore vivante, fais-en encore cent. Tordu, comme petit jeu, mais ça me permet d'avancer."

En résumé, j'ai largement préféré ce deuxième tome au premier, car il offre plus de surprises et d'action, on y découvre de nouveaux personnages passionnants et le couple de tourtereaux me paraît moins mièvre. Même si j'avais bien aimé le premier tome, je trouvais que le côté post-apo / dystopie n'était qu'une toile de fond pour une romance. Ici, ce côté reprend de l'importance, ce qui permet d'équilibrer le récit. La conclusion de cette série est superbe, je n'aurais pu rêver meilleure fin (meurt qui doit mourir, se retrouve qui doit se retrouver...).

Un très bon deuxième tome donc, qui pour moi aura mieux exploité le potentiel de l'univers. Une Ivy dont j'ai vraiment su apprécier la personnalité malgré son comportement merdique durant un temps et un Bishop toujours aussi parfait (mais trop pour savoir me charmer totalement). Une très bonne lecture.


NB : Un petit mot tout de même pour cette somptueuse couverture !